Transport domicile-travail des personnes en situation de handicap — financement AGEFIPH
Le vrai obstacle n'est pas le trajet, c'est le financement
Quand une pathologie évolutive rend la conduite impossible, le travail devient soudain hors d'atteinte — non parce que la personne ne peut plus l'exercer, mais parce qu'elle ne peut plus s'y rendre. Le trajet, lui, est techniquement banal : une voiture, un chauffeur, un horaire. Ce qui bloque, c'est qui paie. Des dispositifs existent — aide à la mobilité AGEFIPH pour les salariés du privé, FIPHFP pour la fonction publique — mais ils supposent un dossier, et un dossier suppose des devis. Beaucoup de demandes s'arrêtent là : les transporteurs sanitaires savent répondre, les VTC ne savent pas à quoi sert le document. DRIVIGO l'a déjà fait, et sait donc à quoi ressemble un devis exploitable.
Un fauteuil roulant n'est pas nécessaire pour être concerné
C'est le malentendu le plus fréquent, et il écarte des personnes parfaitement éligibles. On associe spontanément « transport et handicap » au fauteuil roulant et au véhicule à rampe. Or de nombreuses situations reconnues par la MDPH n'impliquent aucun fauteuil : fatigabilité sévère, troubles de l'équilibre, pathologies évolutives ou fluctuantes, séquelles neurologiques. La personne marche, monte dans une voiture normale, travaille à temps plein — mais ne peut plus conduire une heure dans les embouteillages franciliens sans se mettre en danger. C'est exactement le profil que nous accompagnons : une berline confortable, un chauffeur régulier, un horaire fiable. Ni ambulance, ni équipement médical : un trajet, simplement rendu possible.
Ce que nous n'assurons pas — et pourquoi nous le disons d'emblée
Nos véhicules sont des Mercedes de tourisme : Classe E, Classe V, Classe S. Ils n'ont ni rampe, ni sangles d'arrimage, ni agrément TPMR. Concrètement : le service s'adresse aux personnes pouvant s'installer sur un siège avec l'aide du chauffeur, et un fauteuil pliant voyage dans le coffre du Classe V. Si vous devez rester dans votre fauteuil, s'il est électrique ou non pliable, ou si le transport doit se faire allongé, il vous faut un véhicule TPMR agréé ou un transporteur sanitaire — nous ne l'assurons pas et nous ne le prétendrons pas. Nous ne pratiquons pas non plus de gestes de manutention médicale : ce n'est ni le métier ni la formation de nos chauffeurs. Le dire avant votre dossier, c'est vous éviter de le découvrir le premier matin.
Le devis : ce que nous fournissons pour votre dossier
Un devis destiné à un financeur ne ressemble pas à une estimation de course. Il doit décrire le trajet récurrent (adresses, horaires, fréquence hebdomadaire), le volume mensuel qui en découle, un tarif ferme non révisable à la course, et porter les mentions légales de l'entreprise. C'est ce document que nous émettons, gratuitement, dans un format que vous déposez tel quel. Nous restons ensuite joignables si votre référent handicap ou votre Cap emploi a des questions sur le trajet ou le tarif. Une précision d'honnêteté : nous sommes le transporteur, pas l'instructeur. Nous ne décidons pas de votre éligibilité et ne montons pas le dossier à votre place.
Un cas réel, en Île-de-France
En 2026, DRIVIGO accompagne une salariée francilienne atteinte d'une pathologie neurologique évolutive, reconnue par la MDPH, entre son domicile en Seine-Saint-Denis et son lieu de travail dans les Yvelines — une traversée complète de la région, tous les jours ouvrés. Elle n'est pas en fauteuil : elle marche, elle travaille, elle ne peut simplement plus conduire ce trajet. Ses déplacements sont pris en charge dans un cadre professionnel, sur un compte dédié alimenté par le budget alloué. Les devis de transporteurs sanitaires qu'elle avait obtenus étaient environ deux fois supérieurs au nôtre pour un besoin qui ne relevait pas du soin. Elle nous a choisis, et le trajet tourne depuis. Cas rapporté avec son accord et volontairement anonymisé — ni nom, ni employeur, ni commune.
Facturation sur compte dédié et suivi mensuel
Quand un organisme finance, personne n'a envie de gérer un paiement par course. Nous ouvrons donc un compte dédié : les trajets se consomment au fil de l'eau sur le budget alloué, sans avance de frais. Chaque mois, un récapitulatif détaille les courses effectuées et une facture conforme est émise — lisible par le financeur comme par l'employeur. Le tarif est ferme, connu dès le devis : pas de compteur, pas de majoration surprise, donc pas d'écart entre le budget accordé et la dépense réelle. C'est cette prévisibilité, plus que le prix affiché, qui fait tenir ce type de prise en charge dans la durée.